Le blog sérieux qui ne se prend pas au sérieux
Des articles simples sans être simplistes

Dormira bien qui baillera le dernier !

article-sommeil

Ce week-end, nous allons dormir une heure de moins : merci le changement d’heure ! L’occasion de nous interroger sur l’impact du sommeil dans nos vies. Il est ainsi intéressant de constater que 20 à 40% des salariés Français se plaignent de la qualité de leur sommeil lors de leur visite médicale. De plus, la population française a un sommeil de plus en plus court selon le dernier baromètre de Santé Publique France : 7 heures en moyenne, une chute estimée entre 1h et 1h30 en 50 ans. Les rythmes de sommeil influent sur la santé, ce qui en découle sur toutes les strates de la vie d’un individu. 

Temps de lecture : 6 min

Entre sommeil et performance : où en est le monde pro ?

Le bien-être en général est un sujet qui n’a pas échappé aux entreprises, qui prennent la mesure de tous les risques liés à une mauvaise qualité de sommeil de leurs collaborateurs en matière de performance économique et sociale. 56% des Français déclarent que leurs insomnies et leurs difficultés d’endormissement nuisent à leur carrière ou à leurs études, et 8% de la population française affirme s’être absentée du travail au moins une fois au cours des 12 derniers mois en raison de problèmes de sommeil. Face à ce constat, les entreprises sont ainsi de plus en plus nombreuses à créer des espaces de détente pour leurs salariés.

Si la mauvaise qualité du sommeil influe sur le travail, le travail n’influe pas moins sur la qualité du sommeil ! S’il est de notoriété publique de dire que le travail a un impact déterminent sur le sommeil, les causes d’un mauvais sommeil peuvent être multiples et les répercussions dépassent le seul cadre individuel (surtout en cas de mauvais sommeil prolongé) pour venir impacter la vie professionnelle. En effet, un manque de sommeil peut entraîner une diminution de la concentration de l’employé et générer du stress, voire des accidents du travail ! Le manque et/ou la mauvaise qualité de sommeil représente donc un risque pour sa sécurité personnelle mais aussi pour celle du collectif de travail.

Dès le lundi matin, vos bâillements se transmettent facilement à vos collègues ? Un système de réplication, qui peut être inversé… Si les nuits sont enrichissantes, un bon sommeil motive et rend dynamique en jouant sur le système nerveux !

De nombreuses techniques ont été développées pour permettre de traiter les pathologies de l’insomnie et de l’endormissement. On pense notamment aux méthodes de détente, de relaxation et de bien-être comme la méditation, l’hypnose, la sophrologie et l’acupression. Il existe aussi la phytothérapie, terme qui désigne la médecine par les plantes, qui permet de réduire la nervosité et de favoriser la détente du corps via une consommation de plantes en infusion ou en gélules. D’autre part, beaucoup de technologies sont mises au service de l’être humain pour accompagner et traiter les difficultés d’endormissement. Il y a, par exemple, les montres connectées et plus récemment les oreillers connectés qui, tous deux, analysent les différents cycles du sommeil du dormeur et proposent des conseils personnalisés pour améliorer ses nuits. Certains objets connectés accompagnent même le réveil, à l’image des simulateurs d’aubes qui produisent une intensité lumineuse adaptée pour réveiller l’organisme, et faire revenir l’individu sur un cycle de sommeil léger, la meilleure phase pour émerger.

Toutes ces méthodes peuvent contribuer à restaurer un cycle de sommeil qualitatif. Il suffit alors de trouver celle qui correspond à chacun d’entre nous. Et n’oubliez pas, le premier outil d’un bon sommeil, c’est votre literie ! Une bonne périodicité du cycle du sommeil est essentielle pour détendre le plus important des organes du corps : le cerveau ! Comme un grand sportif (nous le sommes tous à notre échelle !), pour apaiser la multitude de muscles sollicités chaque jour, il faut apprendre à détendre son cerveau : cela aidera à être plus relaxé et permettra même de décrisper les tensions accumulées au cours de la journée.

Le sommeil pendant les horaires de travail n’est certes pas indispensable. Mais prendre ainsi exemple sur les skippers qui font le tour du monde et qui réalisent des micros siestes peut être un exemple d’efficacité, bien que ces derniers usent leur batterie.

 

Qu’est qu’un cycle de sommeil complet ?

Un cycle de sommeil se décompose en quatre temps, et se répète sur les trois dernières :

  • L’endormissement, évalué entre 5 à 10 minutes, qui peut être rapide avec un rituel identique chaque jour ;
  • Le sommeil lent léger, entre 10 à 15 minutes où le cerveau se déconnecte du reste du corps et se met en mode veilleuse ;
  • Le sommeil lent profond, entre 45 à 60 minutes qui est la période la plus importante du repos, où l’organisme récupère sur le plan physique et psychique ;
  • La phase de sommeil paradoxal, entre 10 à 15 minutes qui correspond pour sa part à la phase où le cerveau est en éveil mais le corps est lui paralysé (beaucoup de rêves, avec le tri et la mémorisation des informations de la journée).

 

Des besoins et des rythmes différents

Une journée de travail se « prépare » la veille. Il ne faut pas forcément croire tous les diktats sur la nécessité de se coucher tôt, car chaque être humain est unique et a des besoins différents. Certaines personnes sont plus « du soir » alors que d’autres se sentent en forme au saut du lit. Malgré tout il est important de ne pas négliger le temps de repos. La grande majorité des adultes a besoin de 8h à 9h de sommeil en moyenne par nuit, bien loin de la moyenne constatée de 7h selon la dernière étude Santé Publique France.

 

S’octroyer le droit de se reposer le corps et l’esprit

À l’heure où l’utilisation du numérique s’avère incontournable dans la vie quotidienne et dans le monde du travail, le ministère du Travail a décidé en 2016 de prendre en compte les nouveaux usages professionnels. En effet, un rapport sur l’impact du numérique sur le travail publié en 2015 préconisait l’instauration d’un droit de déconnexion en dehors des heures de bureau, afin de lutter au maximum contre les risques du burn-out. C’est donc entre autres pour instaurer une réelle frontière entre vie professionnelle et vie personnelle mais aussi pour préserver la santé de tous que la loi Travail a été adoptée le 21 juillet 2016 en instruisant sur le plan législatif ce fameux « droit à la déconnexion » (une première mondiale !). Ce droit est le même pour tous les salariés et est nécessaire pour reposer le corps et l’esprit. Les écrans, les bruits, la pollution lumineuse… autant de facteurs à prendre en compte dans le quotidien qui fatigue l’être humain – attention à ne pas confondre les technologies prédisposées à l’accompagnement du sommeil et celles indispensables au travail.

 

Libérer sa conscience d’un trop plein d’informations

Dès le réveil, il faut réussir à passer outre le stress des transports et celui d’arriver à l’heure au travail, pour se pencher plus concrètement sur soi. Cela passe notamment par le fait de prendre le temps de se réveiller et de savourer une tasse de café ou de thé car tous ces éléments peuvent s’avérer déterminants sur l’humeur du reste de la journée. En prémisse, il faut savoir se libérer de la charge mentale professionnelle et personnelle pour partir sur de bonnes bases.

Le sommeil impact donc l’humeur, l’attention et l’efficacité. Pour gagner en sérénité, il est primordial de mettre toutes les chances de son côté pour s’assurer un travail de qualité !

 

Quelques conseils pour trouver son équilibre :

Si la sieste au bureau reste parfois taboue, prenons exemple sur l’Espagne ou le Japon, où il est normal de se reposer entre 15 et 20 minutes pour augmenter sa performance. Les Chinois, quant à eux, ont même inscrit la pratique dans l’article 43 de la Constitution ! 

  • Si votre entreprise n’a pas encore instauré une salle dédiée au repos peut-être que votre environnement de travail peut tout de même se prêter à la sieste « flash », avec la technique du 4-7-8, que nous avons testée et approuvée :
    1. Fermez la bouche et inspirez par le nez pendant 4 secondes.
    2. Retenez votre souffle 7 secondes…
    3. Puis expirez par la bouche pendant 8 secondes.
    4. Répétez l’opération autant de fois que nécessaire.
    5. Si la fatigue arrive, c’est gagné ! Vous êtes parti pour une bonne nuit de sommeil…
  • Penser à mettre ses pendules à l’heure (surtout lors du changement d’heure jusqu’en 2021),
  • Éviter le train-train quotidien : le changement peut s’avérer bénéfique en se laissant profiter de sa soirée avec des sorties culturels ou autre (même l’hiver),
  • Faire des pauses sans téléphone, s’aérer l’esprit,
  • Planifier et organiser sa journée,
  • « Manger léger » au dîner et bien avant le coucher pour ne pas mettre en route la digestion avant l’endormissement,
  • Créer votre « night routine » en évitant les écrans au moins une heure avant de se coucher. En effet, la lumière dégagée par les appareils électroniques ralentit la production de mélatonine, l’hormone du sommeil. On pense également à son droit à la déconnexion et pour les mails-addicts il faut penser à se libérer de la charge mentale.
  • Méditer : l’espace d’une dizaine de minutes, s’allonger les yeux fermés, se détendre, ne plus penser pour se concentrer sur son corps et sa respiration. Un exercice qui peut être fait au bureau si la sieste est trop compliquée à mettre en place !

 

Thomas Le Brestec

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *