Valentine Poisson
Valentine Poisson
26 février 2018
Temps de lecture : 2 min

5 bonnes raisons de se régaler pour négocier

Le 55e salon de l’agriculture a ouvert ses portes samedi dernier Porte de Versailles. Comme à l’accoutumée, la campagne française est mise à l’honneur pour permettre un échange entre les Français des villes et les Français des champs.

Un évènement culturel, populaire mais aussi politique ! Depuis Jacques Chirac, le salon est en effet le rendez-vous incontournable entre le président de la République et le milieu rural. L’occasion de se rappeler à quel point la gastronomie, ancrée dans notre patrimoine culturel, est particulièrement propice pour négocier !

1 – Les papilles gustatives en émoi pour négocier dans la joie !

Qu’il s’agisse de « comfort food  » ou d’aliments plus sains, la nourriture est une ode à la bonne humeur. Et qui dit bonne humeur, dit bonne disposition à la négociation ! L’état d’esprit des négociateurs est en effet un des éléments les plus déterminants pour parvenir à un accord. Alors pourquoi se priver de cette délicieuse opportunité ?

2 – Dis-moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es …

La nourriture, comme les us et coutumes qui y sont associés, sont empreints de notre héritage culturel. Manger avec l’autre est donc un excellent moyen d’apprendre à mieux le connaître, notamment dans un contexte interculturel. Mieux nous connaissons notre interlocuteur, et plus nous sommes aptes à le comprendre pour ensuite trouver un terrain d’entente.

3 – L’invitation à manger pour créer du lien social

Comme nous l’expliquent Alain Caillé et Jean-Édouard Grésy, le fait d’inviter quelqu’un à déjeuner ou à dîner installe une dette sociale qui signifie notre désir de créer du lien avec cette personne que nous souhaitons revoir un jour. Tu m’invites aujourd’hui, mais la prochaine fois c’est mon tour !

4 – Le repas : un moment dédié à la communication

Le repas est un moment de partage placé sous le signe de la convivialité, idéal pour communiquer. Et comme notre bouche est aussi sollicitée par ce qu’il y a dans assiette, c’est aussi un excellent moyen de ne pas oublier d’écouter notre interlocuteur !

5 – Un climat décontracté qui aide à se lâcher …

Que nous soyons ou non encouragés par les vapeurs de l’alcool, le partage d’un repas est l’occasion parfaite pour développer une relation et récolter des informations. Le cadre est ainsi plus décontracté et informel que les salles de réunion. Et comme nous l’apprend le professeur en négociation Lionel Bobot, cela aide à créer de nouveaux souvenirs communs, mais aussi à réduire l’anxiété liée au risque social et psychologique des activités culturelles.

La gastronomie est ainsi vraiment efficace en négociation. La « diplomatie des petits fours » est d’ailleurs reconnue dans notre soft power comme une spécialité made in France pour parvenir … à nos faims !!!

Valentine Poisson


Crédits photo de couverture : BBC News

Valentine Poisson
Valentine Poisson
Valentine est manager au sein du cabinet. En tant que consultante, elle assure le pilotage d'études et accompagne la conception stratégique et la mise en place opérationnelle des plans d'actions D&I des clients du cabinet. Elle coordonne également le LAB d’AlterNego, instance collective de recherche & innovation du cabinet.

En tant que conférencière/formatrice, elle anime ateliers, formations et webinaires sur les stéréotypes, les biais inconscients, les sujets d’inclusion, la négociation et le développement personnel.
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