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« Le métier de développeur doit contribuer à la construction d’un monde meilleur »

Pour la journée du développeur, nous avons posé 4 questions à Luc Del Beato, directeur de notre agence de Solutions Web El Tigre. Il nous a parlé de ses motivations, de ses valeurs et de l’avenir de ce métier dans une société post-crise.

 Temps de lecture : 3 min

 

Comment as-tu su que tu voulais être développeur ?

J’ai eu envie de travailler dans l’informatique à partir de mes 10 ans environ. À partir de là j’ai été passionné par les ordinateurs (je sais, ce n’est pas très original). Depuis tout petit j’ai commencé à démonter et à remonter des ordinateurs, je discutais sur ce sujet avec mes potes… Ça fait très « petit geek », mais c’est la vérité. À 14 ans, j’ai développé un mod [modification partielle ou totale d’un jeu] pour Half-life, une expérience que j’ai beaucoup appréciée et qui m’a fait comprendre que c’était plus intéressant de faire carrière dans le domaine du développement que dans le hardware.

En réalité, je me suis rendu très rapidement rendu compte que j’avais une fibre entrepreneuriale et durant mes années d’études j’ai pris l’habitude de me placer dans cette position de « chef d’orchestre » des mes groupes de projets.

 

Comment le projet El Tigre est-il né ?

Le projet El Tigre est né de ma rencontre avec Emil Lombardo, que j’ai connu pendant ma formation en MIAGE (Méthodes Informatiques Appliquées à la Gestion des Entreprises) à l’université Paris Descartes, qui est une suite naturelle du DUT Informatique.

Des années plus tard, lorsqu’il a ouvert son restaurant vegan, Emil était « en soif d’entrepreneuriat » et est venu vers moi (j’étais indépendant à l’époque) pour me proposer de commencer un projet ensemble mélangeant le web et le mobile. Le nom El Tigre a été très compliqué à trouver, on avait plein d’idées en tête, mais tout avait déjà été pris… C’est lors de mon retour d’un séjour en Argentine, pendant lequel j’ai pu visiter une ville s’appelant Tigre, que le nom a été choisi, car je le trouvais très beau.

 

Quelles sont les valeurs d’El Tigre ?

Nous avons toujours voulu faire très attention au recyclage par exemple car la sauvegarde de l’environnement est une valeur importante pour El Tigre depuis le début.

Je suis aussi très intéressé par la reconversion professionnelle. Tout simplement, je suis arrivé au constat suivant : mes amis du lycée qui se sont dirigés vers d’autres domaines avaient plus de mal à trouver un travail que ceux qui sont dans l’informatique – notamment dans le développement, où il y a beaucoup de postes à pourvoir et les salaires s’envolent. J’ai envie de montrer la voie à des gens qui se sont un peu perdus à un moment et de leur montrer à quel point ce métier peut-être intéressant. J’essaie de transmettre une notion de travail et de recherche et de leur faire comprendre l’importance d’être passionné, d’aller chercher l’information par soi-même, de s’auto-former.

Le but est d’avoir une meilleure vie, parce qu’à mon avis tout est beaucoup plus simple quand on a un métier cool et quand on est bien payé. C’est en tout cas c’est que je souhaite promouvoir autour de moi : quand je rencontre des gens intéressants et qui ont des profils atypiques, je suis toujours très heureux de les accueillir dans ce projet de reconversion.

Chez El Tigre, je m’efforce de faire ressortir le « créatif » qui est en nous et de montrer le côté artistique du métier de développeur, chose que les gens ne voient pas forcément. Pour moi, les développeurs sont en train de façonner quelque chose, il y a une sensibilité artistique qui ressort, et c’est ce que je montre aux apprentis : il faut le prendre comme un jeu !

 

Selon toi, quel est l’avenir du métier de développeur ?

Pendant le confinement, nous avons pu voir l’essor des visioconférences – les meetings doivent désormais s’adapter au virtuel. Nous allons encore voir des plateformes de ce type s’enrichir, mais cela est la conséquence « facile » de la crise.

Je pense que l’on devrait se pencher sur l’intelligence artificielle dans la prévention des effets du changement climatique. Pour moi, l’avenir du métier est là. Le plus important, c’est de faire en sorte que ce monde soit meilleur – et je crois que des outils comme l’IA peuvent nous aider à mieux préserver la planète et à prévenir les prochaines catastrophes pour notre avenir ensemble.

 

Propos recueillis par Marcos Fernandes

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