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QUIZ : La Créativité

« La créativité », nous explique Bill Moyers, « c’est percer le banal pour découvrir le merveilleux ». Comprenons-nous bien les ressorts de cette aptitude créatrice ? La créativité, en tant que qualité comportementale permettant de résoudre des problèmes, est le fruit d’un apprentissage. Nous soutenons ainsi qu’elle n’est pas l’apanage des artistes ou des génies, mais qu’elle se travaille et se perfectionne, comme la curiosité ou encore la persévérance. Ce quizz se destine ainsi à déconstruire les certitudes que l’on peut porter à l’égard de la créativité, afin de mieux savoir la mobiliser, et enfin s’autoriser à explorer les horizons de son imagination !

Quel jeu fait le plus appel à votre créativité ?

Correct! Wrong!

Le jeu de l’oie est un jeu de plateau contenant un chemin de cases et se jouant avec deux dés. Les règles pour chaque case sont fixées, le joueur ne décide donc rien, et ne mobilise donc pas sa créativité. Les échecs à l’inverse ne génèrent aucun hasard. Comme le go, dans ce jeu à haute teneur stratégique, il s’agit de calculer les possibilités de l’adversaire. Ainsi, en 1996 déjà, l’ordinateur Deep Blue développé par IBM battait le champion du monde d’échecs Garry Kasparov ! Le poker quant à lui est un jeu très stratégique, mais qui instille également une certaine dose d’imprévisibilité. L’élaboration de tactiques de déstabilisation, par le biais du bluff par exemple, demande donc concentration et créativité au joueur.

Quelle est la meilleure source d’information pour chercher de l’inspiration ?

Correct! Wrong!

On peut lire à ce sujet sur www.Psychologies.com : « Les informations intérieures – rêves, fantasmes, intuitions, etc. – sont aussi importantes que celles provenant de l’extérieur. (…) L’absorption – c’est-à-dire laisser venir à soi toutes les sensations possibles –, et l’association – la réunion d’objets, de faits, a priori sans rapports – sont deux mécanismes clés de la créativité ».

La créativité a-t-elle besoin d’un cadre ?

Correct! Wrong!

Si un principe fondateur de la créativité est de rechercher à sortir du cadre, faut-il encore pour cela qu’il en existe un ! T. S. Eliot illustre bien ce propos : « Forcée à fonctionner dans un cadre strict, l’imagination tourne à plein régime, et produit ainsi ses idées les plus riches. Sans aucune contrainte, le travail risque de s’éparpiller ». Pour finir de s’en convaincre, il suffit de songer à La Disparition de George Perec, une œuvre de plus de 300 pages pour laquelle l’auteur s’est efforcé de ne jamais employer la lettre « e », pourtant la plus usitée de la langue française !

L’émergence de la bonne solution vient le plus souvent …

Correct! Wrong!

La neurologue en psychologie Catherine Thomas Anterion apporte à ce propos un éclairage dans une émission de France Inter dédiée à la créativité : « On sait que l’émergence de la bonne solution vient souvent au réveil, parce que pendant le sommeil on a revisité quantité de traces enfouies, au hasard d’expériences plus récentes qui nous turlupinent quand on va s’endormir, et cela permet de faire émerger le réseau de résolution de problèmes ». Précisons-ici qu’il s’agit bien d’un cadre général, le cerveau est ainsi plus apte à prendre des décisions après avoir traité l’information pendant le sommeil, mais il est évidemment que chaque individu possède une temporalité biologique qui lui est propre.

Le syndrome de la page blanche, c’est …

Correct! Wrong!

Nous reprendrons l’émission de France Inter dédiée à la créativité pour étayer notre propos, et plus particulièrement les mots de l’écrivain Daniel Picouly : « Ceux qui restent plantés devant leur page blanche, ce n’est pas qu’ils aiment écrire, c’est qu’ils aiment non-écrire. C’est à dire qu’ils aiment l’angoisse que procure la page blanche. S’ils avaient vraiment l’angoisse de la page blanche, c’est à dire le truc qui vous détruit, qui vous ronge le ventre, sauf à aimer cette détresse-là, il vaut mieux bouger les doigts, écrire, voyelle-consonne-consonne-voyelle-consonne… n’importe quoi, jusqu’à temps que cette boule s’en aille et que vous produisez quelque chose. Il faut, par rapport à ce syndrome de la page blanche, avoir beaucoup d’humilité. Ce qui fait que beaucoup n’écrivent pas, c’est leur orgueil. Ils ne veulent pas écrire, ils veulent écrire superbement bien. Je vais vous donner un conseil qui va vous paraître bizarre : « acceptez votre somptueuse médiocrité » ».

Albert Einstein, Van Gogh, Isaac Newton, Emmanuel Kant, Alfred Hitchcock, Thomas Jefferson et Andy Warhol ont un point commun, lequel ?

Correct! Wrong!

Selon le Professeur Michael Fitzgerald, spécialiste de l’autisme : « Les génies bénéficient en quelque sorte d’une déficience dans l’organisation de leurs connexions cérébrales : les aptitudes créatrices de toutes ces célébrités étaient notoirement faibles, en revanche l’obsession de la logique et de la classification était d’autant plus forte ». Nous le répétons : si nous ne pouvons tous êtres des génies, et s’il apparaît que les cerveaux de ces derniers les prédisposent à l’aptitude créatrice, nous sommes cependant tous aptes à la créativité !

Qui a inventé la théorie de l’évolution ?

Correct! Wrong!

On peut ainsi lire dans Maxisciences : « Ce qu'on oublie un peu trop, c'est que Darwin n'a pas été le seul scientifique à l'origine de cette théorie : le naturaliste Alfred Russel Wallace a également participé à sa découverte. (…) Grâce à ces observations, Wallace pousse de plus en plus loin ses recherches et les évoque dans des correspondances qu'il établit avec d'autres spécialistes dont Darwin. S'ils n'utilisent pas les mêmes termes pour la décrire, les deux naturalistes s'aperçoivent bien qu'ils arrivent à des conclusions similaires quant à l'évolution des espèces et qu'ils ont imaginé des théories proches pour l'expliquer : la fameuse théorie de la sélection naturelle. (…) En cela, bon nombre de chercheurs ont estimé que Wallace et Darwin s'étaient stimulés mutuellement pendant toutes ces années. Et bien que les théories comportent plusieurs différences notables, Wallace est reconnu aujourd'hui comme le co-découvreur de la théorie de la sélection naturelle ». Pour stimuler sa créativité, nous prônons l’intérêt de l’échange dans le travail de réflexion. Comme le souligne Cyril de Sousa Cardoso : « Partage des idées est presque un gros mot. Une idée est avant tout le fruit de la collectivité humaine. Au lieu de protéger, partager : permettre la rencontre des idées, laisser les idées s’entrechoquer, rebondir les unes sur les autres, fusionner …».

Les cauchemars sont …

Correct! Wrong!

Michelle Carr, chercheuse canadienne du Center for Advanced Research in Sleep Medicine, a analysé les réactions des individus sujets aux cauchemars au moins deux fois par semaine. L’étude de l’activité cérébrale de ces derniers a permis à la chercheuse de conclure qu’ « aussi horrible soit-il d'en faire, il semble qu'ils permettent d'avoir plus de rêves positifs et augmentent l'empathie et la créativité ».

Apple est une entreprise inventive

Correct! Wrong!

Comme le souligne un article de la Harvard Business Review , Apple « n’a inventé ni le micro ordinateur (mis au point par la société française R2E en 1972), ni le baladeur MP3 (lancé par le Coréen Mpman en 1998), ni le smartphone (proposé par IBM dès 1992), ni la tablette (due à Grid Systems, une entreprise américaine fondée par un ancien de Xerox en 1979), soit aucun des produits qui font aujourd’hui son incomparable succès ». Même Steve Jobs, grand créatif dans sa projection et dans sa façon de se focaliser sur le « pourquoi » comme le préconise Simon Sinek, n’a rien inventé. En revanche, la « compagnie fruitière » excelle dans l’autre pendant de la créativité, l’innovation, ce qui se manifeste dans sa « capacité hors norme à transformer les idées – notamment celles des autres – en factures ».

Le Dr House, Sheldon Cooper et le Sherlock Holmes interprété par Robert Downey Jr. ont tous trois un trait comportemental qui favorise leur créativité. Laquelle ?

Correct! Wrong!

Une étude menée par les universités d’Harvard et de Columbia ainsi que l’école de commerce INSEAD permet de mettre en lumière le bénéfice cognitif du sarcasme : « pour générer ou décoder le sarcasme, les émetteurs comme les destinataires doivent dépasser la contradiction entre le sens littéral et le sens véritable des expressions sarcastiques. Ce processus active et facilite l’abstraction, qui en retour promeut la pensée créative ». Dans cette recherche, des participants ont tenu des conversations sarcastiques, neutres ou sincères avant que leur créativité ne soit mesurée : ce sont bien les premiers qui ont obtenu les résultats les plus probants. Attentions toutefois, si le sarcasme est porteur en termes de créativité, encore faut-il l’accompagner d’une orientation solution ! En effet, exprimée négativement, elle peut froisser la relation et mener à d’éventuelles escalades conflictuelles, ce qui n’est de toute évidence pas propice à l’émergence de solutions créatives.

CRÉATIVITÉ
On se décourage pas !

Pas mal du tout !

Génie !!!

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