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Quizz : La Curiosité

La curiosité serait-elle comme nous l’apprenons à l’école, un vilain défaut ? Nous pensons au contraire que telle une clé, cette aptitude curieuse permet d’ouvrir d’innombrables portes de connaissances, à même de générer des pistes de solution en négociation. Mais quelles sont vos idées reçues sur le sujet ? Quels sont les secrets de cette implacable soif d’exploration ? Passez ce quizz pour le découvrir …

Chez l’individu, la curiosité est-elle provoquée par une émotion agréable ou désagréable ?

Correct! Wrong!

Il apparaît que la curiosité est à la fois une émotion agréable (anticipation plaisante d’accès à l’information, ou curiosité inductive) et désagréable (comme la faim ou la soif, sensation de privation d’information, que l’on nomme curiosité de dépossession). Partant du principe que l’acquisition de connaissances a lieu dans les deux cas, la curiosité inductive va avoir pour objectif l’apprentissage et le plaisir, alors que la curiosité de dépossession répond à une recherche de performance et d’efficacité.

Le dictionnaire de Trévoux, datant du XVIIIe siècle, donne trois composantes à la curiosité. Quelles sont-elles ?

Correct! Wrong!

Attention, désir, et passion du savoir, ce qui donne en latin : "curiosus, cupidus, studiosus".

Que facilite la curiosité ?

Correct! Wrong!

Dans un article de Top Santé, on peut lire à ce sujet : « Plus on est curieux à propos d'un sujet, plus il est facile d' apprendre des choses sur ce sujet, mais aussi sur d'autres domaines, selon une étude américaine publiée dans la revue scientifique Neuron. Quand notre curiosité est attisée, des modifications ont lieu au sein même de notre cerveau, nous permettant d'apprendre plus facilement, et de retenir les informations apprises sur le long terme. Pour l'étude, des chercheurs de l'Université de Californie à Davis (Etats-Unis) ont fait appel à des volontaires, qui devaient estimer leur curiosité à propos de questions diverses, puis subir des examens du cerveau par IRM , alors qu'on leur donnait les réponses aux questions posées. L'étude a notamment révélé que les volontaires étaient plus aptes à garder l'information dont ils avaient été curieux en mémoire, après un délai de 24 heures. Ils furent ainsi capables de se rappeler à 71% des réponses découlant des questions ayant éveillé leur curiosité, contre 54% des réponses concernant les questions qui les intéressaient moins.

La curiosité morbide qui nous pousse à ralentir en voiture pour observer les accidents de la route est-elle utile ?

Correct! Wrong!

Romain Cally, docteur en psychologie du consommateur, explique dans un article d’espsys : « Comme le dit le psychologue Louis Brunet (2013), cette curiosité pour le morbide n’a rien de mauvais en soi, «quand on roule sur une autoroute et qu’on passe devant un accident, on regarde. C’est normal qu’on soit fasciné. La mort, la violence, la destruction font partie de nos angoisses naturelles. Nous sommes tous mortels, tous sujets à la violence et aux accidents. On pourrait fermer les yeux quand on voit quelque chose de violent. D’ailleurs, certains le font. Mais regarder est une façon de chercher à comprendre et à maîtriser nos angoisses». En psychologie, cette curiosité pour le morbide est connue et analysée depuis longtemps. C’est un sentiment « d’attraction – répulsion » irrationnel, mais qui existe bel et bien. Les pouvoirs publics et la Sécurité Routière profitent amplement de ce sentiment pour divulguer des messages de prévention. Depuis plusieurs années, ils ont choisi de mettre la « violence » et « l’horreur » au centre de leurs campagnes ».

Qu’est ce que l’écoute active ?

Correct! Wrong!

L’écoute permet avant tout la communication et ouvre à l’échange avec l’autre. Par l’écoute, je vais pouvoir discerner quels sont les intérêts, les peurs, les contraintes et les envies de mes interlocuteurs. Il est donc primordial, pour réussir une négociation ou résoudre un conflit, de faire preuve d’une écoute active. L’écoute active, ou bienveillante, est une technique de communication qui vise à utiliser le questionnement et la reformulation dans le but d’assurer et de démontrer à son interlocuteur qu’on a compris au mieux son message. Cette pratique a été élaborée puis développée par le psychologue américain Carl Rogers. Fondée sur une attitude intérieure, l’écoute active se base avant tout sur le respect et la confiance de l’autre .

Vous êtes en pleine négociation avec un partenaire très important. Après avoir exposé votre argumentaire, un silence s’installe dans la conversation. Quelle est la meilleure attitude à adopter ?

Correct! Wrong!

Etre à l’aise avec le silence n’est pas taire sa curiosité. Le silence permet une meilleure écoute et une plus grande maturation de la pensée. Cependant, dans nos sociétés contemporaines, le silence est perçu négativement car il renvoie à la solitude, voire à la mort. Il fait donc peur, il gêne et inquiète alors qu’en réalité, d’un moment silencieux peut accoucher un nouvel élan plus positif pour chacune des deux parties. Jacques Salzer, Renée Simonet et Richard Soudée dans leur ouvrage Former à l’écoute distinguent ainsi deux types de silence : • Le silence plein : il correspond à un temps plein de réflexions, d’idées, d’interrogation. Face à ce silence l’interlocuteur à l’impression que la personne en face de lui, prend son temps, réfléchit et se pose des questions. • Le silence vide : Face à ce type de silence, l’interlocuteur à l’impression qu’il ne se passe rien, que l’autre semble s’ennuyer, ne le prend pas au sérieux ou pire, le dénigre. Même si vous vous sentez mal à l’aise (surtout en cas de sujets difficiles), il est judicieux de faire preuve de silence. Si vous montrez votre capacité à rester silencieux et à écouter avec bienveillance, la perception de l’autre est à même de changer. Il peut de la sorte entendre ce silence comme une question muette, une invitation à continuer.

Combien de questions en moyenne les enfants (entre 2 et 10 ans) posent-ils à leur mère ?

Correct! Wrong!

Une étude réalisée par le site britannique Littlewoods a interrogé 1 000 mères afin de mesurer le nombre de questions que leurs chérubins leur posaient chaque jour. Le résultat est impressionnant : près de 300 questions quotidiennes, soit environ une question toutes les 1 minutes 56 de la journée ! Ceci traduit bien la force de la curiosité qui caractérise les enfants, et qui s’explique notamment par un manque d’expérience : pour comprendre le monde qui les entoure, ils n’ont d’autre choix que de formuler ce fameux « pourquoi … ? ». L’étude montre que cette curiosité varie en fonction de l’âge et du sexe de l’enfant. Les petites filles de 4 ans seraient les plus curieuses, avec pas moins de 390 questions par jour… A l’autre bout du spectre, ce sont les garçons de 9 ans qui paraissent les moins interrogateurs, avec 144 questions quotidiennes. Parmi les questions les plus épineuses, les mamans ont mentionné « pourquoi l’eau est-elle mouillée ? », ou encore « où s’arrête le ciel ? ». Enfin, on peut se demander pourquoi ce sont les mamans qui cristallisent toutes ces interrogations … Un quart des enfants justifient à ce titre leur préférence en expliquant que leur père se contenterait de répondre « demande à ta mère ! ».

Est-il bon de douter ?

Correct! Wrong!

Les croyances correspondent aux valeurs ancrées au plus profond de l’individu, et sont le fruit du long apprentissage de l’existant. Elle se traduisent dans les mœurs comme dans la culture d’une société donnée, et reflètent ce qui est alors tenu pour vrai, sur la base de l’accumulation d’expériences passées. Les croyances sont essentielles pour se représenter le monde, comme soi-même, à son image. S’il convient de ne pas faire le jeu d’un relativisme exacerbé ou d’une obsession du détail susceptible d’empêcher l’action ou la prise de décision, le doute nous paraît néanmoins essentiel. Aristote enseignait que « les grandes connaissances engendrent les grands doutes ». En effet, le passage de la croyance au doute entreprend de remettre en question ce qui est tenu pour vrai, et revient à présumer de la bienveillance des êtres et des choses à défaut de preuve patente du contraire. Le « bénéfice du doute » est d’ailleurs, à travers la présomption d’innocence, un principe fondateur du système judiciaire. Si un collègue est en retard à un rendez-vous, alors nous attendrons d’en connaitre la raison avant de le juger sur sa ponctualité. Le doute permet de rompre avec l’évident, tel Sherlock Holmes, pour court-circuiter nos pensées toutes faites et nos jugements hâtifs vers une vision globale et surtout objective de la réalité.

Couplée à une autre qualité, la curiosité se révèle aussi déterminante dans la réussite scolaire que l’intelligence. De quelle autre qualité s’agit-il ?

Correct! Wrong!

Les chercheurs d’une étude publiée dans Perspectives in Psychological Science ont cherché d’autres facteurs que celui de l’intelligence pour expliquer la réussite scolaire des enfants. La conclusion : certains traits de la personnalité, comme la curiosité ou la conscienciosité, participeraient largement à la performance académique, et seraient même en cela aussi déterminants que l’intelligence : « L’intelligence est importante pour la réussite scolaire, mais cela ne fait pas tout. Tout le monde sait qu’un enfant brillant peut échouer, ou qu’un individu médiocre sur ce plan peut réussir en récoltant les fruits d’un travail assidu ». Les chercheurs ont ainsi analysé les données recueillies auprès de cinquante mille élèves ayant participé à environ deux cents études. Ils ont trouvé que la curiosité était de fait un facteur de la performance scolaire, avec un impact aussi important que la conscienciosité. Réunies, ces deux qualités auraient un rôle égal à celui de l’intelligence pour expliquer la performance des élèves.

En négociation, quelle question est la plus efficace lorsque l’on veut se montrer curieux ?

Correct! Wrong!

Réponse : Pourquoi … ? Confrontés à un problème, beaucoup sont tentés de chercher immédiatement une solution. Et pourtant, sans ce fameux « pourquoi », impossible de comprendre la teneur des enjeux, des intérêts et des motivations des acteurs à la table des négociations. Cette approche, dite « orientée solution » qui consiste à chercher à vouloir comprendre plutôt qu’à vouloir convaincre, est encouragée par trois qualités essentielles, parmi la curiosité, la créativité et la ténacité. Ainsi, la question « et si … ? » renvoie à l’exploration des pistes de solutions créatives destinées à satisfaire le plus grand nombre. L’interrogation « comment … ? » questionne quant à elle le processus de résolution que le négociateur aguerri aura à cœur de conduire à son terme grâce à sa ténacité, ou conscienciosité. Enfin, « pourquoi ?» est la question qui permet, grâce à un esprit curieux, de comprendre ce qui se joue réellement dans la négociation. En peu de choses, nous pourrions reprendre les sages mots d'Arthur Koestler : « La curiosité intellectuelle – vouloir comprendre – dérive d’un besoin aussi fondamental que la faim ou la sexualité : l’énergie exploratrice ».

Commentaires

  1. Répondre

    Quizz très divertissant au milieu d’une après-midi chargée

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